Microsoft s’apprêterait à présenter le successeur de Live Search, son moteur de recherche. Une campagne budgétaire qui pourrait atteindre 100 millions de dollars est attendue.

Microsoft n’a pas dit son dernier mot dans le domaine de la recherche sur Internet. La firme aurait décidé de présenter le successeur de Live Search lors de la conférence AllThingsDigital, organisée du 26 au 28 mai par le Wall Street Journal. Avec ce nouveau logiciel, baptisé Kumo, mais désormais attendu sous le nom de Bing, Microsoft veut rattraper (l’énorme) retard qui le sépare du leader mondial dans ce domaine : Google. Les derniers chiffres dévoilés par comScore sont en effet sans appel : Google Search s’accapare 64,2% des recherches globales aux Etats-Unis, contre 20,4% pour Yahoo et loin devant Live Search, dont la part de marché atteint à peine 8,2%. En France, la domination de la firme de Mountain View est encore plus écrasante. Selon XiTi Monitor, 90% des recherches effectuées sur le Web dans l’Hexagone passent par Google, contre à peine 2,90% pour Live Search.

Un nouvel échec pourrait du coup être fatal à Microsoft, qui se lance dans cette nouvelle bataille à grands coups de dollars. Selon le site AdAge, la campagne publicitaire multi support destinée à promouvoir Bing (ou Kumo), évoluerait entre 80 et 100 millions de dollars. Dans la forme, cette campagne de pub critiquerait la façon dont les autres moteurs de recherche effectuent leurs indexations, en dévoilant leurs failles et en dévoilant les atouts du nouveau système proposé par Microsoft. Dans tous les cas, une critique directe de Google ne semble pas envisagée, notamment au niveau de la légèreté et de la rapidité, des domaines où ce dernier a fait ses preuves. De plus, certains analystes estiment que l’avance prise par Google dans le domaine de la recherche sur internet est telle que Microsoft aura fort à faire pour récupérer le terrain perdu. Selon Rob Enderle, analyste à Enderle Group, cité par l’agence Bloomberg.com, «quand un groupe atteint la même domination que Google dans un domaine, c’est quasiment impossible de le rattraper».

Source : Le Figaro