L'arrivée de Street View, le service de vue 3D de Google, n’aura pas tardé à susciter les premières critiques. Street View, associé à Google Maps, permet de se déplacer virtuellement dans des rues, et ce, par le biais de vues à 360° prises avec un dispositif photographique spécial. À l’occasion du 95e Tour de France, Google a ainsi « shooté » tout le parcours de la grande boucle. Voir notre article à ce sujet

Pour tenir compte des contraintes juridiques, tenant au respect de la vie privée et du droit à l’image, le « floutage » des visages et des plaques d’immatriculation a été de rigueur. Un logiciel est ainsi censé s’occuper d’anonymiser ces données sensibles avant leur mise en ligne. Sauf que, comme tout processus logiciel automatisé, le système n’est pas fiable à 100 %. Des visages, parfois de profils, parfois de face, des plaques, etc. sont repérables au fil de ces balades virtuelles. « Google a indiqué que ses équipes travaillent encore à l’amélioration du procédé », de plus quiconque peut alerter Google en cliquant sur « Aide sur Street View ». Là, une section permet de « Signaler une image inappropriée ». Ce pourra être « la présence d’un visage, d’une plaque d’immatriculation ou de tout autre problème concernant l’image que vous visionnez », explique la CNIL qui ajoute que « il est également possible, à partir du même lien, d’obtenir la suppression des images de sa propre maison s’il s’agit d’un logement individuel et ce, que vous soyez locataires ou propriétaires ».

Ce dispositif, quoiqu’imparfait et s’appuyant sur le coup de pouces des utilisateurs, a été accueilli favorablement par la CNIL. La Commission « a toutefois demandé que, conformément aux règles européennes de la protection des données, les utilisateurs soient clairement informés de leurs droits ».

Voilà de quoi donner un coup de vieux aux films d'espionnage les plus modernes ! A quand les images en temps réel ?